2026

HPV : Human PapillomaVirus

HPV Papillomavirus : Milüne fait de la prévention

Mon fils est passé il a quelques semaines m’installer la télévision. Quel plaisir de pouvoir regarder les films et séries en grand écran, moi qui n’avais que ma tablette pour m’occuper l’esprit et passer le temps sans trop réfléchir ces dernières semaines !
Quel rapport avec le titre de cet article sur le HPV, me direz-vous ?
Avez-vous vu cette publicité pour la vaccination des plus jeunes qui passe à la TV, en ce moment ? On y voit des jeunes qui se rencontrent puis se dirigent vers ce qui semble être une chambre avec juste un message rapide sur la vaccination du HPV.
Si je trouve pertinent d’informer sur cette vaccination (possible uniquement jusqu’à 26 ans), j’aurais apprécié que ces campagnes publicitaires incitent les adultes plus âgés à se faire dépister.

Savez vous que le HPV est la principale IST contractée silencieusement par les hommes et les femmes au cours de leur vie sexuelle, soit 80% de la population ?
Qu’il existe plus de 200 spécimens de ce virus répertoriés à ce jour, dont 2 sont fortement cancérigènes ?
Et que dans environ 87% des cas, le corps traite et évacue tout seul ce virus ?
Que ce virus peut se loger dans la gorge, la bouche, l’anus, la verge, le vagin ou le col de l’utérus ? Michael Douglas a d’ailleurs avoué que son cancer de la gorge serait lié à au HPV…

Je suis sure que vous le ne saviez pas, sauf si bien sur vous travaillez dans le milieu médical ou associé 😉.
Pourquoi je vous parle de tout cela aujourd’hui ? Tout simplement car j’ignorais toutes ces informations avant d’être infectée par ce virus.
Comme la majorité des femmes je me faisais réaliser un frottis tous les 2 ans par mon gynécologue et pensais naïvement que cela suffisait !
Spoiler alerte : et non !!!
Jamais je n’avais entendu parler des autres zones « contaminables » comme l’anus, la gorge ni même la verge pour les hommes ! Je ne savais même pas que les hommes pouvaient être affectés par ce virus !

Et pourtant, c’est ce que je viens de découvrir à mes dépends : des saignements de plus en plus fréquents lorsque j’allais aux WC, des démangeaisons la nuit autour de la zone anale, une apparition soudaine d’hémorroïdes au niveau du périnée, alors mêmeque je n’ai jamais eu de souci de cet ordre là de ma vie …
Bref, des signes avant coureurs que je n’ai pas écoutés car ignare sur le sujet, en période de pré-ménopause, en plein préparatifs de mon changement de vie et surtout en méconnaissance totale des symptômes cette maladie.

A l’heure où la France est l’un des pays le plus touché par les cas de cancers, il me semble pertinent de faire passer plus d’informations sur les « autres » cancers.
Bien sur, vous avez tous entendu parler du cancer du sein, du poumon, de la prostate mais qui savait que le HPV pouvait tourner en un cancer autre que celui du col de l’utérus, principalement en carcinome épidermoïde du canal anal et de la région péri-anale ? Combien d’entre vous se font dépister régulièrement au niveau digestif ?
Bon à votre décharge, tant qu’il n’y a pas de symptômes, il est difficile de détecter si ce virus est en train d’être évacué naturellement par le corps ou s’il se transforme en lésion de bas grade. D’autant plus que pour nous les femmes, de nombreux symptômes peuvent être confondus avec ceux de la préménopause : transit bouleversé avec alternance de constipation et de diarrhée, sensation d’hémorroïdes, perte de sang irrégulières …

Malheureusement, ce cancer assez rare (environ 2000 cas par an sur les 433 000 nouveaux cancers dépistés chaque année). Il est potentiellement très dangereux car il peut vite se métastaser dans le reste du corps. Il est plus fréquent chez les jeunes hommes déjà atteints pas le HIV et chez les femmes de plus de 65 ans (pas de chance, je ne suis pas dans la bonne tranche d’âge 🤔 !).

Aujourd’hui je vous parle de ce cancer pour sensibiliser à ces symptômes, pour que vous l’envisagiez comme une potentialité de certains symptômes « féminins » de la ménopause et surtout que vous en parliez autour de vous.
Il y a un an, j’étais en stage de tantra et pendant cette semaine, j’ai eu un épisode » hémorroïque ». Nous étions dans une chambre de copines et l’une d’entre elles avait déjà été confrontée à des hémorroïdes. Elle m’a donné quelques « astuces » pour calmer la démangeaison si bien qu’en rentant chez moi, tout était redevenu « normal » et je n’ai pas pensé un instant à aller consulter mon médecin. Pour moi ce n’était juste qu’un symptôme de plus dans la liste des pénibilités liées aux changements hormonaux féminins.

Dommage car, nul doute que s’il avait été diagnostiqué plus tôt, mon traitement aurait été plus léger et moins violent que ce que je viens de vivre.
« Les thérapies contre les tumeurs malignes anales sont déterminées en fonction de la nature de la tumeur, de sa localisation, de ses caractéristiques (son grade = son agressivité, son stade = son avancée) et de l’état général du patient. Le traitement contre le cancer est adapté au cas individuel du patient. »
Alors si vous avez le moindre doute après la lecture de ce post, consultez sans tarder !

La zone anale et une zone taboue, dont on ne parle que trop peu. J’avais, sans le savoir commencé à me reconnecter à cette zone lors de mon stage sur « la Sagesse de l’Anus » sans me douter un instant que mon corps m’enverrait ses messages, justement par ce biais. Ironie de la Vie, non ?
Alors si vous voulez m’aider, parlez-en autour de vous, partagez ce post et les suivants : j’ai pour objectif de parler de ces mois de parenthèse dans ma vie, même sans résultat « positif » officiel puisque je dois attendre 4 mois après la fin du protocole pour savoir comment mon corps a réagi au traitement de chimio-radiothérapie.


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