Alors que je suis sur le retour d’une intense semaine de Tantra pendant laquelle j’ai le ressenti d’ĂŞtre passĂ©e dans une essoreuse qui tournerait Ă 33 000 tours/jour, et alors que je suis toujours Ă gĂ©rer certaines prises de conscience douloureuses, une petite musique de fond, comme un leitmotiv lancinant, revient chanter Ă mes oreilles cette question posĂ©e par un tantrika lors d’une structure de jeu :
« Peux tu me raconter ta plus belle histoire d’amour ? »
Je dois avouer que cette demande m’a tout d’abord cueillie avec surprise : quelle drĂ´le de question, Ă la limite de l’indiscrĂ©tion ! Après un quart de seconde d’Ă©tonnement et une rĂ©action primaire et basique d’envie de poser une pudique limite anti-intrusion, je me suis vue considĂ©rer cette interrogation sous un autre angle, avec un Ă©clairage de curiositĂ©, de jeu et un vĂ©ritable intĂ©rĂŞt pour la rĂ©ponse qui allait Ă©merger de mon moi profond ! Et me voilĂ Ă me remĂ©morer diffĂ©rentes histoires avec les hommes marquants qui ont jalonnĂ©s ma vie amoureuse ! Pourtant aucun ne s’imposait Ă mon esprit pour rĂ©pondre honnĂŞtement Ă ce tantrika, ni mon premier amoureux, ni mon premier amant, ni le père de mes enfants, ni aucun homme avec lequel je me souvenais avoir un jour Ă©tĂ© dans une relation d’intimitĂ©.
Non aucune de ces Love Stories ne peut se comparer Ă celle que j’expĂ©rimente actuellement avec moi mĂŞme ! Et c’est la rĂ©ponse la plus sincère que j’ai pu lui partager : « Ma plus belle histoire est celle que je vis avec moi depuis peu, difficile donc de t’en parler, je n’en suis qu’au dĂ©but ! » .
Ma vie n’a Ă©tĂ© ni simple ni facile, je n’ai pas appris Ă m’aimer, sans doute par manque d’amour inconditionnel de la part de mes parents, sans doute aussi par manque d’attention envers la petite fille (et l’ado) qui essayait en vain de trouver sa place dans cette famille qui fut la mienne. Je ne me souviens pas avoir manquĂ© de quoi que ce soit de matĂ©riel, j’ai mĂŞme quelques vagues souvenirs de sympathiques vacances normandes ou provençales ; pourtant je n’ai pas le souvenir d’avoir eu une enfance heureuse, joyeuse, choyĂ©e ni d’avoir Ă©tĂ© protĂ©gĂ©e, Ă©coutĂ©e, respectĂ©e…
Je ne sais si tout ceci est liĂ©, sans doute un peu d’après les diffĂ©rents thĂ©rapeutes consultĂ©s et selon les diffĂ©rents livres et articles lus ; toujours est-il que j’ai longtemps vĂ©cu Ă cĂ´tĂ© de mon corps, sans connexion avec lui, sans respect pour cette merveilleuse machine, sans mĂŞme une once d’amour pour lui.
Peut-ĂŞtre allez-vous trouver que cela fait clichĂ© mais depuis que j’ai invitĂ© le Tantra dans ma vie, depuis que je plonge rĂ©gulièrement dans ses propositions, ses Ă©nergies et les process qui s’en suivent, je m’aperçois que je commence Ă mieux m’accepter et mĂŞme Ă m’aimer ! Bien-sur ce ne fut pas le coup de foudre ni mĂŞme la passion enflammĂ©e du jour au lendemain et je n’en suis qu’aux balbutiements mais je me rends compte que j’habite enfin mon corps, que je m’accepte beaucoup plus telle que je suis, avec mes parts d’ombres et mes parts lumineuses, que je suis plus en paix avec moi mĂŞme et que j’ose enfin parfois me montrer. C’Ă©tait d’ailleurs mon intention de ce stage de tantra : oser rayonner qui je suis !
Je suis enfin dans l’acceptation de ce qui est, de ce qui Ă©merge de moi, sur ce chemin de rencontre avec moi, d’amour de moi et puis affirmer sans honte ni faux semblants : Ma Plus Belle Histoire d’Amour c’est MOI ! 💝💛💚

