2026

Le Sens d’Une Vie ?

Milüne se pose des questions sur le sens de sa vie

A l’heure où je peux enfin vivre la vie que je me suis imaginée, rêvée, préparée, organisée pendant ces deux dernières années, je devrais me sentir heureuse, pleine de joie et d’espoirs, pleine d’entrain et de projets. Si c’est le cas relativement souvent, je sens bien que parfois ça ripe dans ma tête et je m’observe me poser de nombreuses questions sur le sens de ma vie. Car la Vie a décidé de m’envoyer une nouvelle épreuve (encore une !) qui me mine régulièrement, me bloque dans mon élan de créativité, dans mes projets et me questionne sur le pourquoi de ce déménagement, de cette nouvelle page que je n’imaginais absolument pas commencer saupoudrée de rdv médicaux, de douleurs physiques, de limitations, d’insomnies… Et parfois la main du destin est lourde !😕

Bref, je ne vais pas m’appesantir, je pense que vous l’avez compris, on vient de me diagnostiquer un truc pas très cool.
J’avais imaginé de nombreuses versions de mon arrivée ici, de mes débuts professionnels ; j’avais fait la liste de toutes les choses que j’avais mises en suspens ces dernières années et que je voulais retrouver ici : danser le tango, nager en club, marcher dans la nature, écrire ce livre que je porte en moi depuis si longtemps, peindre, dessiner… Et j’avais même envie de m’essayer à de nouvelles activités comme le yoga aérien, le pilates, le chant, la photo… ; pleins d’envies, pleins d’élans se bousculaient dans ma tête, dans mon corps.
J’ai listé tout cela par ordre de préférence, en me disant que je verrais en fonction de mes ressources financières, donc du développement de mon activité. Dans tous ces possibles, j’ai même envisagé, si cela prenait trop de temps, de chercher un job salarié à mi temps…
Je pense sincèrement avoir fait mentalement le tour de tout ce que je pourrais/allais faire, du quoi et du comment. Je dois reconnaitre que cela m’a porté pour surmonter les obstacles, motivée pour avancer et surtout, m’a souvent mise en joie,

TOUT ? Apparemment non ! Car la seule chose qui ne m’avait JAMAIS traversé l’esprit était de me retrouvée limitée, ralentie et obligée de revoir ma copie, et ce par la maladie.
Obligée de tout mettre en mode pause, avec lenteur, parfois extrême lenteur. Obligée de faire preuve de patience, de beaucoup de patience, de remise en questions fondamentales, de calculs savants, de choix financiers stratégiques basiques. Obligée de faire de nouveau confiance à l’Univers pour me guider vers les bonnes personnes pour me montrer le chemin de ma guérison. Obligée de revenir à moi, à mes besoins vitaux, obligée d’écouter ce corps qui essaye de me parler, de me passer un message. Obligée de renouer avec lui, de l’écouter et de le faire passer en premier, ce qui je pense ne m’est jamais arrivé, ou alors il y a très très longtemps !

Les bons jours cela me semble simple, fluide, évident et je suis dans la gratitude des rencontres que je fais, des rdv qui se libèrent « comme par hasard », des sourires, des regards, des mots qui me font doux et chaud au corps, au cœur et à l’âme.
Et puis parfois, il y a des jours moins bons, quand la fatigue s’invite, quand la douleur résiste, quand mon compte bancaire clignote rouge, quand mon téléphone pro se laisse oublier… Ces jours-là mon mental vacille, ma foi est mise à rude épreuve, le sens de ma vie m’échappe et me rend triste, pessimiste, pluvieuse. Un ras le bol me submerge et m’aspire au plus profond de mes angoisses, de mes peurs, de mes côtés sombres. Difficile d’imaginer un avenir plus lumineux alors, difficile de me projeter dans un futur, même immédiat, difficile de « penser positif ».
« A quoi bon ? » chante comme un leitmotiv au creux de mon oreille. « Quand est-ce que ça va enfin s’arrêter ? » me demande la part de moi qui se rebelle comme elle peut.
Après tout je ne suis qu’une humaine qui a déjà eu son lot déconfitures, de trahisons, d’abandons et qui n’aspire qu’à profiter de sa vie idéale, dans le Sud, qui rêve toujours de légèreté, de renouveau, de simplicité et d’envol. Et apparemment, encore une fois, je vais devoir m’armer de patience, de confiance et d’espoirs, en espérant juste que cela ne dure pas aussi longtemps que la réalisation de mon projet sudiste !

Alors il est fort possible que le rythme de mes publications suive le mouvement ambiant, je ne me sens pas d’étaler ici les bobos quotidiens de mon corps, les chavirements de mon cœur et les ambivalences de mon âme.
Je finirais aujourd’hui avec une citation entendue dans une série dont je viens de regarder la dernière saison, sortie sur une plateforme commerciale bien connue, (il faut bien que je m’occupe lors de mes nombreuses insomnies 😉) : « The time you need faith the most, is when it’s the hardest to find.  » Donc acte !!!
Et si vous avez trouvé de quelle série cette phrase est tirée, faites moi signe 😉.

Vous pourriez aussi aimer...