2026

L’Appel de la Nature

L'appel de la Nature chez Milüne se traduit dans son jardin

Aujourd’hui j’avais prévu de prendre ma plume virtuelle pour vous écrire un article sur les différences entre 3 mots que j’entends souvent, utilisés malheureusement de façon inappropriée, en mélangeant le sens premier de l’un pour le cacher derrière un autre !
Savez vous que les mots Sexualité, Sensualité et Sensorialité véhiculent tous un sens différent (sinon pourquoi ces 3 mots existeraient-ils? 🤔) et font appel à expériences différentes, parfois liées mais pas obligatoirement.
Pourtant il vous vaudra faire preuve de curiosité en allant chercher dans un dictionnaire (et oui, c’est un objet encore très utile, voire même indispensable pour avoir des sources fiables !) ou bien attendre une prochaine inspiration pour lire ce que j’entends et vois autour de l’amalgame quotidien que font les hommes qui m’appellent avec ces 3 mots, car un autre sujet s’est imposé à moi ce matin.

Alors que j’allais prendre mon déjeuner tranquillement dans ma belle cuisine, j’ai senti l’appel de l’extérieur. Mon jardin m’appelait et m’invitait à en profiter pour la première fois depuis mon installation. Il faut dire que la météo a été plutôt raccord avec celle que je vivais en Bretagne, sans doute pour que le dépaysement ne soit pas trop brutal ! 🤔😉
Bref, me voilà partie à me préparer un plateau (si quelqu’un connait une jolie marque de plateaux ronds…), à sortir un petit coussin pour mon assise afin d’inaugurer mon salon de jardin ! C’est le 1er février et je déjeune dehors ! Wahou !!!
Je me sens pleine de gratitude pour cette synchronicité, pour le soleil qui fait une timide apparition sur le mur face à moi et pour cet espace extérieur si charmant que je n’avais pas encore investi.

Et là, alors que je profitais en silence de cet instant suspendu, que j’étais dans la gratitude la plus profonde pour ce lieu qui est venu à moi, j’ai comme « entendu » les arbres du jardin qui me demandaient de m’occuper d’eux, de les faire respirer… Alors j’ai commencé avec mon sécateur à couper quelques branchettes du rosier Pompon qui recouvre ma pergola, quelques feuilles, quelques rejets de laurier fleur, de façon instinctive, en me laissant guider par mes mains, par les arbres, les plantes et la nature toute entière.
Puis j’ai pris mon coupe branche et j’ai élagué, étêté, aéré, j’ai coupé dans le vif, dans le mort, dans le trop, dans les gourmands : il faut dire que cela faisait à minima 3 ans que le jardin n’avais pas été entretenu !
C’est comme si je ressentais le message de ce besoin de « nettoyage » profond et ce jusqu’à ce que ce que le moment d’arrêter s’impose à moi. J’ai observé mon « travail » et une satisfaction immense m’a envahie. Comme si tout le jardin me remerciait de ce que je venais de faire pour lui.
Bon il ne m’a pas encore dit comment faire pour évacuer tous ces « déchets verts » : c’est une vraie question pour moi car je vis au fond d’une impasse non praticable en voiture !!! Nul doute qu’une solution va venir à moi 😉💫!

Si vous lisez ces mots et pensez que je suis un peu « spéciale », je vous comprends ; moi même je le pensais au début de mes ressentis de ces « impulsions ».
La première fois que j’ai vécu cet appel de la nature, c’était à Cancale, lorsque j’habitais avec le père de mes enfants. Un superbe massif de rhododendrons avait appelé mon sécateur qui s’était fait un plaisir de le mettre à nu, au grand dam du jardinier lorsqu’il a vu le résultat de mon « inspiration ». Il est vrai que nous étions en février ou mars et qu’apparemment ce n’était pas la bonne période pour le tailler. « Il ne va pas repartir » m’a t-il annoncé sur un ton de prophétie pessimiste. Et pourtant, il a refleuri quelques mois après, plus beau et plus vigoureux que jamais ! J’en fus la première surprise et ai gardé en moi cette « confiance » en l’écoute et le passage à l’action des suggestions ou appels de mes petites voix.
C’est d’ailleurs à la suite de cette aventure que les pierres, les végétaux, les huiles essentielles, les cartes et mes mains se sont mises à m’envoyer des messages. Mais c’est une autre histoire 😉.

En composant ces mots sur mon clavier, me revient en mémoire une question qu’un homme m’a posée cette semaine : « Êtes vous Chamane ? ». Comme ça, sans un bonjour ni un autre mot de politesse, juste cette question brute, directe qui m’a prise de court.
C’est quoi un.e chamane ?
Dans ma vision première, je l’ai associé à un homme ou une femme amérindienne qui « soigne » sa tribu par sa connaissance des éléments, des plantes, des planètes …
Ma première réaction a été de lui répondre que non, je ne suis pas une chamane mais j’ai un magnétisme dans mes mains qui me permet d’aider les personnes qui viennent à moi, que je m’aide des pierres et des huiles essentielles, mais que non je ne me définis pas comme chamane.
L’homme m’a pris un Rdv pour le lendemain, (Rdv qu’il n’a pas honoré 😕) et cette anecdote est sortie de ma tête.
Sauf que le lendemain, j’ai assisté à une mini conférence virtuelle sur le pouvoir de la sagesse chamanique. L’intervenante a commencé par définir de façon presque exhaustive ce qu’était un.e chamane. Bien que j’ai eu faux sur les origines du chamanisme (qui vient de Sibérie), cette sagesse commune de la terre et du monde est partagée par de nombreux peuples tout autour du globe tant au niveau des rituels, des symboles que de la relation au vivant.
Et lorsqu’elle a énuméré les différentes fonctions sacrées des chamanes, je m’y suis reconnue dans de nombreux aspects. Pas tous heureusement, car je sens que j’ai besoin d’un temps d’assimilation de la portée de cette prise de conscience.
Finalement, la prochaine fois qu’on me posera cette question, si tant est que cela arrive, je saurais répondre que je suis en chemin vers cette sagesse ancestrale sacrée. 😉

Aujourd’hui n’a fait que confirmer mon lien avec les mondes subtils ; la question que je me pose maintenant, c’est qu’est ce que j’en fais ? Comment je peux vivre dans un monde concret, visible, avec des besoins bien matériels tout en restant connectée à ces espaces invisibles si puissants, si légers (voire éthérés) et si joyeux ? Comment trouver mon équilibre personnel entre le monde visible et les mondes subtils ?

Sur ces questions existentielles en suspens je m’en vais retourner dans mon jardin car ce soir c’est pleine lune et j’ai prévu y préparer de l’eau de Lune pour mes onctions et rituels sacrés 💫✨🌙.

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